Stop the Cycle

Initiatives

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Aucun enfant ne devrait perdre la vie en raison de la diarrhée ou souffrir de ses conséquences en grandissant. Nous pouvons briser le cycle de la santé précaire et de la pauvreté pour les enfants, leur famille et des communautés entières en utilisant une approche intégrée pour lutter contre la diarrhée.

Nous avons décidé de passer à l’action. Et vous ?

Les maladies diarrhéiques représentent une crise permanente pour les enfants du monde entier : les décisionnaires et les défenseurs de la santé doivent absolument leur accorder davantage d’attention. Replacer les maladies diarrhéiques, ainsi que leurs répercussions de long terme, au cœur des priorités, et proposer des solutions simples, plus accessibles, permettra de sauver des vies et d’améliorer la qualité de vie.

Le nombre de décès imputables à la diarrhée n’a jamais été aussi bas, grâce aux efforts collectifs des défenseurs, soignants, scientifiques, donateurs et décisionnaires. Pourtant, cela ne veut pas dire que nous avons terminé. Trop d’enfants continuent de tomber malades tandis que les gouvernements, pays donateurs et agences sanitaires internationales gèrent des priorités qui se font concurrence.

Le cycle de la santé pédiatrique précaire est perpétué par les inégalités de genre, le manque d’accès aux soins de premier recourset le changement climatique ; des initiatives concernant les politiques et les communautés, qui visent à attirer davantage l’attention sur l’ensemble de ces problématiques, permettront également d’axer les mesures sur la protection des enfants contre les infections courantes comme la diarrhée.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés aux mêmes maladies, mais avons de nouveaux défis à relever.

La pandémie de COVID-19 a transformé le monde pour tous, – y compris pour les enfants – et son impact sur la santé a déjà de lourdes répercussions. Elle a perturbé les services de vaccination et leurs chaînes d’approvisionnement, a augmenté la malnutrition, surchargé les systèmes de santé et affaibli les économies. Tous ces facteurs combinés mettent à mal les avancées dans la lutte contre la diarrhée et la santé pédiatrique dans son ensemble.

En parallèle, moins de la moitié des pays suivis par le rapport Compte à rebours 2030 ont estimé le coût des programmes nationaux pour la santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants. Nous célébrons les pays qui ont déjà pris des initiatives. Mais des millions d’enfants survivant à la diarrhée sont toujours confrontés aux répercussions physiques et mentales des infections persistantes et risquent de ne pas réaliser leur plein potentiel. Nous devons absolument continuer à plaider pour des outils de prévention et de traitement qui ont fait leurs preuves, et réfléchir à la meilleure façon de les mettre à disposition, afin d’offrir à tous les enfants la possibilité d’entamer une vie saine.

Que pouvez-vous faire ? La première étape est simple: en parler.

Sans la parole, toute action est impossible. Rejoignez un réseau de défenseurs qui prennent des initiatives claires et audacieuses pour faire avancer la problématique de la santé pédiatrique (dont une approche intégrée face aux maladies diarrhéiques) et la placer en tête de liste des programmes sanitaires mondiaux et nationaux. Ces défenseurs incluent les personnes qui agissent en faveur de l’égalité des sexes, luttent contre le changement climatique, travaillent à l’amélioration des soins de premier recours, et celles qui continuent à améliorer l‘accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Aidez-nous à modifier le cours de la conversation en transformant les tabous en initiatives.

Aidez-nous à en parler.

Nous n’allons pas nous contenter de faire baisser la mortalité. Nous devons également exiger des décisionnaires qu’ils protègent les enfants des maladies, surtout dans les communautés les plus précaires et marginalisées. L’égalité est indispensable. 

- Helga Fogstad, Directrice générale, Le Partenariat pour la santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants (PMNCH, The Partnership for Maternal, Newborn & Child Health)

Qui peut agir dans la lutte contre les maladies diarrhéiques?

VOUS. Que vous soyez membre d’une organisation non gouvernementale (ONG) ou d’une organisation de la société civile (OSC), soignant, docteur, parent, chercheur ou universitaire, vous pouvez contribuer à attirer l’attention sur les maladies diarrhéiques et à sensibiliser à l’urgence de la situation. Vous trouverez ci-dessous des exemples de défenseurs qui ont déjà commencé à mettre en exergue cette problématique. Vous pouvez vous aussi passer à l’action. Voici quelques idées.

  • Si vous êtes membre d’une organisation de société civile ou d’une organisation locale, ou si vous soutenez ces organismes, vous pouvez:

    Sensibiliser les autres. Pour commencer, cherchez le hashtag #DefeatDD sur les réseaux sociaux. Les variables qui augmentent l’incidence des maladies diarrhéiques représentent une urgence constante, aggravées par le manque d’accès à de l’eau salubre et à des soins médicaux de base. Derrière les gros titres qui relatent les épidémies, ce sont des enfants qui souffrent et meurent chaque jour. Mais les bailleurs de fonds ne sont pas en mesure d’apporter leur aide s’ils n’ont pas connaissance de la situation.

    Lancez des appels pour augmenter le budget consacré aux solutions de lutte contre les maladies diarrhéiques dans votre pays. Les solutions contre la diarrhée sont simples et rentables, mais elles nécessitent des ressources qui sont souvent négligées ou financées de façon insuffisante. Encouragez vos décisionnaires à placer ces outils en tête de liste lorsqu’ils soumettent une demande dans le cadre de vecteurs de donations, comme la Global Financing Facility ou Gavi, the Vaccine Alliance. Tenez compte de domaines qu’omettent généralement les budgets consacrés à la santé, comme les mesures WASH dans les établissements de santé.

    Familiarisez-vous avec les chiffres et les faits. Les données sur la crise mondiale et l’impact de solutions simples et rentables sont robustes : si vous parlez de la diarrhée, les chiffres et les faits doivent faire partie intégrante de votre message. Commencez ici. Si vous êtes défenseur ou décisionnaire dans un pays où le fardeau de la maladie est élevé, la cartographie de données de précision peut vous aider à dresser la liste de vos priorités.

    Documentez-vous sur les façons de réduire les répercussions des maladies diarrhéiques grâce à des systèmes de santé qui rendent les soins de premier recours accessibles. Les systèmes de santé en mesure de prodiguer des soins de premier recours offrent une prise en charge qui élimine les obstacles financiers et géographiques à l’accès, et assure des services dans les délais requis. Ces aspects sont essentiels pour les enfants qui souffrent de diarrhée, afin de leur permettre d’accéder au traitement qu’il leur faut avant que la diarrhée ne provoque des lésions physiques ou mentales irréparables.

    Défendez des approches de santé pédiatrique basées sur l’égalité des sexes, et tenez compte des autres inégalités sociales qui participent aux lourdes conséquences des maladies diarrhéiques. Comme les autres problèmes de santé, les maladies diarrhéiques ne surviennent pas en vase clos. Elles sont influencées par les conditions dans lesquelles vivent les familles, les aidants et les enfants. L’éventualité qu’un enfant tombe malade est influencée par l’inégalité entre les sexes, la pauvreté, les normes culturelles, et la situation climatique. En tant que défenseurs, nous devons avoir une vision d’ensemble et nous associer pour développer des solutions qui tiennent compte de ces conditions.

     

    EXEMPLES ET OPPORTUNITÉS:

  • Si vous êtes donateur, vous pouvez:

    Augmenter le soutien financier consacré aux interventions contre les maladies diarrhéiques adaptables et spécifiques qui font partie d’initiatives de plus grande ampleur. SLes solutions pour lutter contre la diarrhée portent sur plusieurs fronts : les meilleurs programmes sont donc ceux qui garantissent une bonne coordination entre les partenaires, afin de s’assurer que les facteurs de risque collectifs en termes de santé pédiatrique sont abordés. Le contrôle des maladies infantiles devrait constituer un axe de priorité essentiel dans le financement des soins de premier recours et dans la santé et le bien-être des enfants d’une manière générale.  

    Transmettre des ressources pour les programmes. Transmettre des ressources pour les programmes et les recherches qui comportent des façons innovantes et économiques de déployer des approches intégrées. En tant que donateur, vous pouvez garantir que davantage de solutions atteignent des populations plus importantes en récompensant, en finançant et en évaluant des approches souples qui combinent et mettent à disposition les solutions les plus cruciales. Plus précisément, vous pouvez inclure dans vos appels / demandes de propositions les exigences accordant la priorité aux programmes qui s’appuient sur l’approche du GAPPD.

    EXEMPLES ET OPPORTUNITÉS:

  • Si vous êtes leader multilatéral (tout particulièrement à l’OMS et l’UNICEF), vous pouvez:

    Soutenir les meilleures pratiques et les recommandations mondiales pour une approche globale de la lutte contre la diarrhée. Vous pouvez apporter une assistance technique aux donateurs et aux gouvernements nationaux pour la mise en œuvre d’outils basés sur des données probantes, comme ceux présentés dans le Plan d’action mondial pour la prévention et le contrôle de la pneumonie et de la diarrhée (Global Action Plan for the Prevention and Control of Pneumonia and Diarrhoea). Tirer parti de la force des équipes des programmes régionaux et nationaux pour travailler avec les pays membres dans le cadre d’une mise en œuvre efficace des stratégies nationales et internationales pour la prévention et le traitement de la diarrhée..

    Travailler avec les donateurs pour attribuer et effectuer le suivi des sources de financement qui encouragent les bonnes pratiques et recommandations mondiales. Améliorer le suivi des investissements multi-sectoriels pour mieux comprendre le retour sur investissement et donner lieu à une meilleure reddition de comptes.

    Communiquer des conseils aux gouvernements, au niveau national et sous-national, pour s’assurer que les interventions se concentrent sur les solutions à fort impact. Demander une mise à jour fréquente des politiques pour garantir une harmonisation avec les bonnes pratiques et recommandations émises au niveau mondial.

    Mettre à disposition des produits et des outils de haute qualité pour améliorer l’accès à des solutions thérapeutiques et à des vaccins éprouvés, et faire en sorte que ceux-ci soient effectivement utilisés. Assurer une sélection préalable d’interventions pertinentes, efficaces et de haute qualité (surtout en ce qui concerne celles élaborées au niveau local) afin de réduire les coûts et garantir que les solutions approuvées par l’OMS sont disponibles pour tous les enfants. Faire en sorte que les décisions liées aux achats respectent scrupuleusement les directives techniques.

    EXEMPLES ET OPPORTUNITÉS:

    • L’OMS et l’UNICEF ont établi la norme de référence et le cadre d’intégration en lançant le GAPPD.
    • Au cours d’une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé en 2019, l’OMS et l’UNICEF ont créé un réseau mondial visant à partager les données probantes et les outils les plus récents relatifs aux mesures WASH dans les établissements de santé.
    • Au mois de juillet 2019, l’Organisation mondiale de la Santé a ajouté l’association de solution de réhydratation orale (SRO) et de zinc à sa liste modèle des médicaments essentiels ainsi qu’à celle des médicaments essentiels pour les enfants. Il incombe à présent à l’UNICEF d’assurer la fourniture de quantités suffisantes de l’association SRO et zinc.

  • Si vous êtes décisionnaire au niveau national ou sous-national, vous pouvez:

    Adapter les standards normatifs mondiaux de lutte contre les maladies diarrhéiques à votre politique locale et à vos besoins en matière de programmes. Utiliser le GAPPD et l’IMCI pour déterminer les plans, investissements et partenaires spécifiques qui peuvent être ajustés au niveau national et sous-national pour parvenir à l’impact sanitaire le plus significatif. Vous assurer que votre liste nationale de médicaments essentiels pour les enfants inclut l’association d’une solution de réhydratation orale et de zinc pour refléter la norme mondiale actualisée de l’OMS et de l’UNICEF.

    Faire de la lutte contre la diarrhée un pilier des politiques en matière de santé pédiatrique et intensifier la mobilisation des ressources au niveau local et au niveau des partenaires. Le fait de donner davantage la priorité aux sources de financement domestique a démontré un meilleur engagement en faveur de l’amélioration de la santé pédiatrique. Garantir que les solutions de lutte contre les maladies diarrhéiques sont incluses dans les cadres stratégiques de cas d’investissement par pays du Mécanisme de financement mondial (GFF, Global Financing Facility), tout particulièrement le programme WASH, qui est souvent absent de applications du GFF, ainsi que dans les autres mécanismes de financement.

    Encourager et proposer des mesures incitatives pour les initiatives et la collaboration trans-sectorielles afin de mettre à disposition de toutes les communautés des solutions intégrées. Bien trop souvent, les mesures WASH, les programmes sanitaires et les services sont cloisonnés, ce qui crée des obstacles et ne permet pas d’atteindre un objectif commun de lutte contre les maladies diarrhéiques. L’établissement de connexions entre ces différents éléments peut contribuer à promouvoir une approche globale dans le but de protéger, prévenir et traiter.

    Investir dans les soins de premier recours pour limiter le fardeau de la diarrhée et des autres maladies infantiles courantes sur les familles et leurs enfants. Les investissements dans les soins de premier recours peuvent endiguer les répercussions à long terme de la diarrhée. Lorsque les parents et les aidants sont en mesure d’accéder à des soins et des traitements préventifs proposés par un système de santé stable en termes de soins de premier recours, leurs enfants souffrent moins des maladies diarrhéiques et peuvent grandir et réaliser tout leur potentiel.

    EXEMPLES ET OPPORTUNITÉS:

    • Au Vietnam, les responsables de la santé publique ont œuvré aux côtés de décisionnaires et d’experts en matière de programmes afin de réviser les directives nationales qui pourraient avoir une incidence sur les programmes relatifs aux maladies diarrhéiques sur le terrain.
    • Le Kenyala Zambie, le Sénégal, le Ghana et le Vietnam ont inscrit l’association SRO et zinc sur leur liste nationale de médicaments essentiels. Les pays qui souhaitent effectuer une mise à jour de leurs listes peuvent trouver des ressources ici.
    • Le gouvernement de Madagascar a adopté une approche conjointe pour inclure les interventions liées à la nutrition, comme l’alimentation et l’hygiène des mains, à son cadre stratégique visant à lutter contre les retards de croissance.
    • Quant au gouvernement de l’Ouganda, il organise des journées de santé pédiatrique intégrée, deux fois par an: celles-ci permettent d’élargir l’accès à des formules d’interventions de santé pédiatrique, dont la vaccination et les médicaments de base.
    • Enfin, le projet Développement de la petite enfance (ECD, Early Childhood Development) au Kenya (une initiative PATH), intègre la nutrition et travaille au niveau des régions avec le gouverneur et sa femme, principale pilote du projet ECD.

Vous pouvez vous aussi passer à l’action. Rejoignez le mouvement.

Informez-vous et aidez-nous à convaincre les décisionnaires et les personnes d’influence qu’ensemble, nous pouvons vaincre les maladies diarrhéiques. Suivez DefeatDD sur Twitter (participez à la conversation en utilisant le hashtag #DefeatDD) et sur Facebook.

Ensemble, nous pouvons briser le cycle.

DefeatDD.org

Sources: